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SOS SCC ! La faillite du fichier canin |
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LES EXPLICATIONS DE LA SCC Nos ressources s'appuyaient jusqu'à maintenant sur la technique traditionnelle du tatouage, facile de lecture et ne nécessitant pas d'équipement spécifique coûteux. L'introduction récente de la "puce électronique" a détruit l'équilibre financier du fichier national canin. La mise en place de cette nouvelle technique ne s'est en effet pas accompagnée de revenus de substitution liés à cette innovation, si bien que nos recettes issues du tatouage ont baissé de 25 % ces cinq derniers mois, tandis que nos charges, imposées par notre mission de service public, restent inchangées, notamment du fait de la présence des 50 salariés qui font vivre ce fichier chaque jour. Malgré nos démarches ces derniers mois, auprès des autorités concernées, nous n'avons pu obtenir à ce jour de rémunération lors de la pose de chaque "puce électronique" ! Ceci reste d'autant plus inéquitable que nous sommes tenus d'assurer gratuitement le suivi du chien concerné, pendant toute sa vie, à travers ce fichier national.
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o Les finances du fichier central canin sont torpillées par le succès des puces électroniques (sans commission) au détriment du tatouage (avec commission). o Sans intervention du ministère de l'Agriculture, le fichier n'est plus gérable dès ce mois-ci et la SCC sera morte avant la fin d'année anniversaire de ses 120 ans ! o Une charrette de licenciements d'une cinquantaine de salariés propres au fichier est déjà prévue |
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ADIEU AU FICHIER C'est pourquoi,
l'assemblée générale du 15 mai, après avoir
pris connaissance de la situation très préoccupante des
comptes du fichier national canin, tant au 31.12.2001 qu'au 31.03.2002,
a donné pouvoir au Président, conformément aux statuts
pour: |
La Société Centrale Canine, créée en 1881, Association sans but lucratif régie sous la loi de 1901, reconnue d'utilité publique, est chargée depuis plus de trente ans, de tenir le fichier National Canin, c'est-à-dire "l'état civil" des 13 millions de chiens appartenant à deux millions de familles. Elle réunit 150 000 adhérents, dont 15 000 éleveurs, et fonctionne grâce à 50 000 bénévoles non rémunérés en France et outre-mer. Cette mission de service public est exercée sous la tutelle du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales, grâce à la mise à jour quotidienne d'un fichier national qui permet, dans l'intérêt général, de retrouver dans les meilleurs délais ces animaux perdus ou errants, sur l'interrogation immédiate des services des mairies, de la gendarmerie nationale, des associations de protection des animaux, ou de simples citoyens. Ainsi, près de 100 000 chiens perdus ou errant ont été retrouvés l'an dernier |
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LES
REVELATIONS DE "CHIENS 2000" En 1971, un décret du Premier ministre Chaban-Delmas, donc un acte gouvernemental, instaure l'identification des chiens par tatouage ; il s'agit là d'une mesure d'intérêt public destinée à prévenir les abandons, vols et fugues de chiens. Le système d'identification précédent consistait en une empreinte nasale, à vrai dire peu concluante. Dès lors que le tatouage fut proposé, il fallut créer un fichier national d'identification des chiens. Ce fichier fut confié à la Société centrale canine (SCC). La SCC, c'est-à-dire une fédération des clubs des races créée en 1881 reconnue d'utilité publique depuis cette date et répondant aux statuts des associations de type loi 1901 à but non lucratif depuis le début du XXe siècle. En fait, le fichier national canin permet l'identification de tous les chiens (inscrits ou non au LOF, Livre des origines françaises, tenu par la SCC). Depuis 1971, ce fichier et le système d'identification par tatouage ont participé à la lutte contre la rage par l'obligation générale d'identifier tous les chiens vaccinés et les protéger ainsi des exécutions et des euthanasies injustifiées des chiens accusés d'avoir mordu. Mais, en trente ans, le statut du chien dans notre société a considérablement évolué. Il est devenu un bien " de consommation" et a pénétré toutes les couches de la population : urbaine et rurales. Aujourd'hui, 800 000 chiots sont vendus chaque année. Nous sommes face à un marché considérable. Parallèlement à cette inflation de chiots, l'évolution de l'électronique miniature, principalement initiée par les Anglo-saxons, a mis directement en compétition depuis une dizaine d'années la puce électronique (ou transpondeur) face au traditionnel tatouage. UN PARADOXE ETONNANT SINON EXPLOSIF Et à
ce propos, l'analyse de ce problème révèle des conséquences
bien lourdes. Il y a moins d'un an, un gouvernement socialiste, donc par
définition plus dirigiste et étatique que libéral,
s'est contredit ; en effet, il a pondu un décret confiant la tenue
d'un fichier national d'intérêt public à base de puces
électroniques à une EURL (Entreprise Unipersonnelle à
Responsabilité Limitée) au capital social de 8 000 €
(environ 50 000 francs), c'est-à-dire une société
commerciale ! Cette société est la SIEV ( Société
d'Identification Electronique Vétérinaire) dont le siège
social est 10, place Léon-Blum à Paris, celui-la même
du SNVEL (Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice
Libéral). Il est bon de préciser aussi que le gérant
qui détient toutes les parts de la SIEV est le président
du SNVEL. Quel est le rôle de la SIEV? Cette société
commerciale vend aux vétérinaires la puce électronique
ainsi que le carton d'inscription au prix de 130 francs TTC dont 90 francs
(13,72 euros) d'inscription à la SIEV, alors que l'inscription
avec carte de tatouage à la SCC coûte 35 francs( 5,34 euros). |
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