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CYNO-MAG
La "filière" :
des importations aux fermes d'élevage 
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loi Sarre, connue comme la loi sur les chiens dangereux, a posé en fait
la première pierre d'un édifice au fronton duquel il est écrit "Filière
chiens". Une filière qui génère un chiffre d'affaires annuel avoisinant
le budget dont dispose le ministère de l'agriculture
mérite bien une grande maison rassemblant tous ceux dont l'activité a un
rapport avec les chiens : éleveur
et vétérinaires, animaleries et toiletteurs, zootechniciens
et marchands de croquettes. Entrez
Mesdames et Messieurs cette maison est la vôtre ! Des métiers très
divers vont s'y côtoyer.
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Le seul chiffre réel dont on peut tenir compte pour estimer la
population canine est celui des chiens enregistrés au LOF,
soit 150000 par an.
À ce propos, connaissez-vous celui de
"broker" qui, pour
n'être exercé que par un club très restreint de spécialistes n'en occupe
pas moins une place stratégique ?
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n
seul nombre est certain en matière de statistiques canines, celui des
chiens enregistrés au LOF : 150 000 par an. Tout le reste est littérature.
Néanmoins, les enquêtes visant à estimer le nombre de total de chiens
ne peuvent être écartées au seul motif qu'elles ne sont pas à proprement
parler des statistiques. Un renouvellement d'un million de chiens est
une estimation très raisonnable. Ainsi le chien LOF représente environ
15 % de la population canine totale. Le nombre de chiens d'apparence de
race est nettement plus important, personne ne le conteste, pas même la
Société centrale canine : "A un cheptel donné de chiens LOF (...)
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correspond
en moyenne un cheptel double de chiens portant le même patrimoine génétique,
mais non inscrit au LOF" notait le président de la Centrale dans son dernier
rapport moral. Seul le tiers des chiens LOF est en effet confirmé et il
n'est pas aventureux de supposer que les deux tiers qui ne passent pas la
confirmation reproduisent autant que les autres. Avec ou sans pedigree,
par la volonté de leurs maîtres, éleveurs ou simples particuliers, ou sans
leur accord, chiens et chiennes s'accouplent, ainsi va la vie. |
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À ces 300
000 chiens "d'apparence de race " naissant chaque armée il convient d'ajouter
les chiens provenant de l'étranger. Ils seraient environ 100 000, en extrapolant
des chiffres émanant de la police de l'air et des frontières, puisque
ces chiens doivent obligatoirement passer par certains bureaux de douanes
ou par sept aéroports parmi les plus importants. 
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Le
premier courtier en chiens de France, installé dans le
Sud-Ouest, surpasse de loin tous ses collègues. Qu'on
en juge : chaque année il fait venir quelque 19 000 chiots
de Hongrie, 15 000 de République tchèque et 4 000 de Slovaquie.
Soit 38 000 chiots par an, autrement dit plus de 700 par
semaine. Par ailleurs, à ces 38 000 importés s'ajoutent
des chiens " introduits " de Belgique, d'Irlande et de
Grande-Bretagne. On n'est donc pas loin de 50 000 chiots
par an. |
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Le
nombre des chiens provenant de l'étranger se
situe aux environs de 100 000; un chiffre qui tient
compte de l'obligation de ces chiens de passer par
les bureaux de douanes ou par les aéroports. |
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Ce nombre provient pour une bonne part des activités de Francis Duprat
qui se présente comme le " premier importateur français " et en revendique
à lui tout seul 15000 (lors d'une table ronde organisée par le Syndicat
national des professionnels du chien, en juillet 99). Mais les services
des douanes lui en attribuent plutôt 40000! Il faut ajouter les importations
de quatre autres courtiers ou " brokers " (des vétérinaires) qui feraient
venir chacun plus de 10 000 chiots de l'étranger. Ajoutez quelques autres
sociétés de courtage revendiquant entre 2 500 et 7 000 chiens et l'on
arrive bien au nombre fatidique de 100000 chiots importés. Comme on estime
que les animaleries, principales clientes de ces importateurs, vendent
chaque année de l'ordre de 100000 chiots, tout paraît clair. Jetons un
coup d'oeil sur les provenances elle sont très variées, depuis le Brésil
jusqu'aux États-Unis, mais trois pays reviennent le plus souvent : la
Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque qui proposent des tarifs
imbattables, 1 000 F en moyenne livraison et formalités comprises. Les
jeans et tee-shirts arrivent de Tunisie ou d'Extrême-Orient, pourquoi
les chiots ne viendraient-ils pas d'Europe de l'Est? Et soudain, il surgit
comme un doute. Et tous ceux qui arrivent en provenance de Belgique, d'Italie,
d'Espagne, d'Irlande et de Grande Bretagne, c'est-à-dire de nos voisins
immédiats ? C'est là qu'un arrêt du côté de la réglementation s'impose.
Surprise, qui n'en est pas une : dans le cadre de l'Union Européenne,
il n'existe plus d'importations à proprement parler, mais uniquement des
échanges intracommunautaires.
La directive européenne du 13 juillet 1992 (92/65/CEE) s'est traduite
dans la réglementation française par l'arrêté du 12 octobre 1994. Et cet
arrêté stipule que les chiens circulant à l'intérieur de l'Union Européenne,
quand ils sont âgés de plus de trois mois, doivent être tatoués ou identifiés
par puce électronique et vaccinés contre la rage et contre la maladie
de Carré, être accompagnés enfin d'un certificat de vaccination individuel
et d'un certificat sanitaire officiel.

Lorsque les chiots ont moins de trois mois, il n'y a plus d'obligation
d'identification ni de vaccination, un seul certificat sanitaire suffit!
Voilà qui peut changer considérablement le nombre de chiens réellement
importés...
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Bref, c'est
aussi contraignant que s'ils étaient importés de pays tiers. Pas besoin
d'accords de Schengen pour les toutous... Alors simple changement de vocabulaire
dû aux technocrates européens? Pas si vite! Si les chiots ont moins de
trois mois, pour peu qu'ils soient nés et détenus sur une exploitation
de l'Union Européenne officiellement contrôlée, ils n'ont pas besoin d'être
identifiés ni vaccinés, la seule pièce officielle indispensable étant
un certificat sanitaire attesté par un vétérinaire officiel. Voilà qui
change tout !
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| Blanchiment
: les chiots aussi |
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Ainsi, introduire des chiots nés dans un pays de l'Union Européenne comporte
des avantages décisifs. Ce sont les seuls qui peuvent avoir moins de trois
mois c'est-à-dire l'âge le plus favorable pour trouver rapidement un acquéreur,
de plus ils peuvent circuler avec un minimum de papiers et sans identification
individuelle ni contrôle sanitaire dans des bureaux de douanes définis.
Problème : leur prix. Pourquoi nos voisins, dont les salaires et les niveaux
de prix sont relativement comparables à ceux de l'Hexagone, de même que
les exigences sanitaires certainement, pourraient-ils produire des chiots
nettement moins chers que les Français? On voit donc tout l'intérêt qu'il
y aurait à "blanchir" de jeunes chiots provenant de pays tiers (pour ne
pas dire pays de l'Est). en leur trouvant une exploitation de l'Union
Européenne où ils seraient censés être nés. Est-ce difficile?
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On dit que
la Belgique serait le pays le plus favorable à ce trafic. Il est vrai
que la production belge de chiens a sensiblement régressé ces dernières
années, fiscalité oblige. Cela se traduit aussi bien dans les statistiques
de la Société Royale Saint Hubert (la Centrale canine belge) que dans
les chiffres d'affaires des sociétés de pet-foods, seuls à baisser en
Belgique alors qu'ils sont en progression régulière partout ailleurs.
De là à penser à une reconversion dans le courtage international de revendeurs
ou gros producteurs d'outre-Quiévrain...
Autre piste à ne pas négliger: l'Autriche. Elle est voisine de la Hongrie,
de la République tchèque et de la Slovaquie, le tiercé gagnant des pays
de l'Est pour l'élevage des chiens (plus de 800 km de frontières communes
au total). En 1989, avant d'intégrer l'Union Européenne, l'Autriche avait
aussi noué des accords commerciaux avec ces pays. Par ailleurs, les chiens
hongrois, tchèques et slovaques transitent forcément par l'Autriche aussi
bien pour aller en Allemagne ou en Italie qu'en France. Dans un contexte
aussi favorable, on est bien obligé de se demander si ce pays ne jouerait
pas un rôle important dans la circulation des chiens. Mais qu'ils proviennent
d'Autriche de Belgique, d'Italie ou d'Espagne, il est impossible d'évaluer
le nombre de chiens d'origine communautaire (ou censés l'être) vendus
en France. Additionnons donc les chiens LOF, ceux d'apparence de race
et les importés passant par les points de douane prévus: on arrive tout
juste à expliquer la moitié du renouvellement de la population canine.
Et on a du mal à croire que les corniauds et bâtards se reproduisant plus
ou moins en liberté constituent l'autre moitié. On avançait auparavant
un nombre de 300000 chiots importés ou plus, une estimation "à la louche"
jamais confirmée (ni infirmée d'ailleurs) : n'y a-t-il simplement qu'à
remplacer l'étiquette "importé par celle "d'introduit" (de provenance
intracommunautaire) ?

Métayage,
fermes d'èlevage, importations ou "introductions" en provenance de divers
pays, etc... Un "courtier en chiens" installé dans le Sud-Ouest arrive
à une "production " annuelle de 50 000 chiots !
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Et si bien des éleveurs étaient plutôt des revendeurs déguisés s'approvisionnant
pour l'essentiel ou en partie chez nos voisins immédiats? Nous avons déjà
cité ce pseudo-éleveur de la Somme qui propose par l'intermédiaire de
salons de toilettage, dans les foires et par voie de petites annonces,
un grand nombre de races disponibles à bref délai, les acquéreurs pouvant
choisir sexe et couleur, mais jamais voir les parents bien entendu. Selon
ses dires, cet " éleveur " arriverait à une telle production grâce à des
chiennes placées en métayage dans de nombreuses fermes. Ailleurs, on parle
d'élevages "intégrés " , ça fait plus moderne. Et si ce métayage cachait
surtout de la revente ? La France serait finalement très déficitaire en
production de chiots. Au lieu de chercher l'origine du trafic en Belgique,
voire en Autriche, pourquoi ne serait-elle pas tout simplement française
: le risque qu'un camion transportant quelques centaines de chiots soit
contrôlé ou ait un accident est très faible... Une chose est sûre, tout
reste à faire en matière de traçabilité au sein de la filière canine.
C'est bien ce qui fait dire à des voix de plus en plus nombreuses qu'au-delà
du système (tatouage ou puce électronique), ce qui manque surtout, c'est
un organisme qui garantisse l'identification autant qu'il la gère - actuellement,
la SCC est exclusivement un bureau d'enregistrement qui ne contrôle rien.
La réglementation entre pays de l'Union Européenne dépend d'une directive
européenne et ne peut donc être modifiée unilatéralement. Quelles que
soient l'ampleur et l'origine du trafic, il n'est pas à la veille de se
tarir. Là où le législateur français peut peser en revanche, c'est au
niveau des importations proprement dites. Les courtiers n'y sont pas opposés,
les animaleries, principal débouché des chiens importés, sont demandeuses
afin d'améliorer leur qualité et de diminuer les réclamations, et les
pouvoirs publics très favorables : remplacer les importations par une
production nationale de meilleure qualité en particulier sanitaire. Mais
attention, il ne s'agit pas de favoriser une nébuleuse de "petits" élevages.
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| Alors
que l'on parle couramment encore des " importations
de Belgique", il n'y a plus que des échan-ges au sein
de l'Union Européenne. Ce n'est pas qu'une question
de mots, les réglemen-tations sont différentes. Importations
tout d'abord, c'est-à-dire en provenance de pays n'appartenant
pas à l'Union Euro-péenne. Les chiens importés pour
la vente en France doivent être âgés d'au moins trois
mois, munis d'un certificat sanitaire individuel, bilingue,
délivré par un vétérinaire officiel, attestant que les
vaccinations contre la rage, la maladie du Carré, la
parvovirose et l'hépatite conta-gieuse sont en cours
de validité. D'autre part , ils ne peuvent être destinés
qu'à des établisse-ments officiellement déclarés et
contrôlés, |
dont les responsables s'engagent à conserver les chiens
importés au moins huit jours avant de les vendre, à
sinaler toute mortalité anormale. C'est ce qui ressort
de "l'avis aux importateurs de chiens et chats"
du 7 janvier 1990.
Introductions intracommunautaires
de chiens maintenant. Elles sont régis par l'arrêté
du 12 octobre 1994, qui indique que" pour faire l'objet
d'échanges entre Etats membre de l'Union Européenne,
les chiens et chats doivent satisfaire aux conditions
suivantes : ne présenter au jour de l'expédition aucun
signe clinique de maladie et notamment des maladies
contagieuses de l'espèce, être nés sur l'exploitation
d'origine et avoir été maintenus en captivité depuis
leur naissance, être accompagnés d'un certificat de
naissance (…)". Comme on dit, il n'y a pas photo ! |
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Un millier ou plus d'élevages dispersés sur tout l'Hexagone, cela signifierait
le remplacement du système actuel, où l'on "contrôle" de l'ordre d'une
dizaine d'établissements d'importation, par un autre bien plus difficile
à maîtriser, les Services vétérinaires départementaux étant déjà débordés.
On nous assure que les courtiers sont sous contrôle - quatre d'entre eux
sont d'ailleurs vétos, alors! Des syndicats d'éleveurs professionnels
estiment qu'ils sont, pour les plus importants d'entre eux, apparemment
en règle et inattaquables. Le Pr Legeay par ailleurs, chargé par la DGAL
(ministère de l'Agriculture) d'établir un rapport sur le marché du chien,
ne trouve pas conforme à la réalité l'expression de "marchand de bestiaux
"(pour ne pas dire maquignon ...) employée par notre confrère Jean-Louis
Vuilleminot pour qualifier l'activité d'un de ces principaux brokers.
Quoi qu'il en soit, il s'agit donc de favoriser l'émergence de grands
élevages intensifs et qui pourraient fournir le réseau des animaleries
dans de meilleurs conditions sanitaires, d'autant plus facilement contrôlées
qu'elles seront moins nombreuses.
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| Les
chiens polluent moins |
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L'un des courtiers vétos évoqués ci-dessus projette d'ailleurs de créer
un élevage de 600 chiens dans l'Ouest de la France, où l'on ne regretterait
sans doute pas d'échanger un peu de lisier contre des crottes de chiens!
Ce troc de crottes, les auteurs de l'indispensable Guide pratique de l'élevage
canin (aux Ed. Fontaine) mettaient le doigt dessus (si l'on peut se permettre)
en suggérant que "l'espèce porcine ayant sensiblement les mêmes exigences
zootechniques que l'espèce canine (maternité, quarantaine, paramètres d'ambiance...)
", on pourrait réhabiliter d'anciennes porcheries, tout en signalant que
" de plus un élevage de chiens pollue certainement moins l'environnement
qu'un élevage de porcs, ce qui simplifiera les démarches administratives
". Un autre projet d'ampleur similaire se situerait en Isère. On ne peut
pas non plus laisser éternellement en plan les jeunes frais émoulus de formations
canines officielles, avec BEPA, BTA et un prochain bac pro. Très peu d'entre
eux pourront, en l'état actuel, fonder un jour leur élevage. Ces grandes
fermes canines représenteraient pour ces diplômés le débouché naturel. Il
ne faut pas crier trop vite au scandale sur cette évolution. |
D'abord parce
qu'il vaut mieux que les chiots proposés par les grands circuits de vente
soient produits en France. Même si peut citer tel élevage situé dans l'Aisne
qui produit 2 000 chiens par an et veille à ne pas compromettre sa productivité
en faisant systématiquement euthanasier tous les chiots non vendus atteignant
dix semaines (en plus des reproductrices en fin de carrière), on peut toujours
espérer finir par assainir de tels établissements mieux qu'en République
tchèque ou ailleurs. La tendance est d'ailleurs à l'intégration, les réseaux
d'animaleries, qui sont aussi fréquemment en même temps courtiers, cherchant
à créer leurs propres élevages. Et puis ces fermes d'élevage peuvent tout
aussi bien produire du LOF que du non LOF si la demande s'en fait sentir
ou si on l'oriente dans cette direction : la loi du 6 janvier 99 indique
bien que n'ont droit à l'appellation de race que les chiens inscrits à un
livre généalogique reconnu. |
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Enfin la
cynophile officielle, obnubilée par la championnite ou "l'amélioration
des races "--- choisissez votre camp ! professe le plus grand mépris pour
les chiens tout juste susceptibles de passer avec succès la confirmation.
On peut toujours dire avec un juge connu, (Bemard Weber) que 1' " on n'améliore
pas une race avec des champions, mais grâce une grande diversité de reproducteurs
de bonne qualité", ce n'est pas demain que l'attrait pour les coupes et
les titres le plus ronflants tombera. Alors, les fermes d'élevage ne sont
pas près de concemer la cynophilie. Le modèle technique est pratiquement
au point, des employés bien formés sont disponibles, les débouchés (animaleries)
en expansion, restait à créer un cadre réglementaire adéquat. C'est ce
sur quoi les fonctionnaires de la DGAL planchent depuis plusieurs mois
dans le plus grand secret. Le projet est très avancé et au moment où paraîtront
ces lignes, il est fort possible qu'un texte officiel ait vu le jour.
Le 29 mars dernier, le Pr Yves Legeay et le Dr Alain Fontbonne, auteurs
des deux rapports sur les conséquences de la loi du 06/01/99, étaient
reçus par le ministre de l'Agriculture Jean Glavany qui, semble-t-il,
commence à s'intéresser de plus près au marché du chien, sa moralisation,
les emplois qui en découlent...
Gérard
Sasias
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| L'école
vétérinaire de Lyon et le Grand Lyon co-organisent une
réunion, le 27 mai prochain, sur la loi du 6 janvier
1999. Au programme une table ronde rassemblant tous
les responsables de la sécurité publique de la région
ainsi que le président de l'ordre des vétérinaires,
C. Rondeau, et le président du syndicat national des
vétérinaires, R. Bailly. Table ronde qui sera suivie
d'une intervention du Pr Legeay sur |
"Le
Marché du chien et l'identification" puis une discussion
sur " l'Information et la création de brigades canines
", ainsi que quelques exemples de réalisation avec la
ville de Nantes (Pr Legeay) et la ville de Paris (Dr
Grandjean et Dr J.-M. Michaux). Dans ses conclusions,
cette réunion devrait souligner la nécessité de structurer
la filière et de centrer les débats futurs sur l'identification
et son rôle". |
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Foires
aux chiens et animaleries disposent dun grand nombre de races disponibles
à bref délai... Leur source de production? Il semblerait que de pseudo-éleveurs
placent des chiennes en "métayage" dans diverses fermes, assurant ainsi
un flux pouvant aller jusqu'à 2000 chiens par an.
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| La
SFC fait le point sur la règlementation |
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Le séminaire
qui a eu lieu les 21 et 22 avril derniers à Artigues, près de Bordeaux,
avait pour sujet "Le Droit et la réglementation des animaux familiers".
Il a réuni l'ensemble des responsables concernés dans les services des
différents ministères: DGAL et DGER du ministère de l'Agriculture, Direction
de la concurrence et de la répression des fraudes, DILTI du ministère
de l'Emploi, DGI du ministère des Finances. Le séminaire a été conclu
par le Pr Queinnec avec une conférence sur "la Filière Canine". Quand
on vous dit que la filière canine est au centre de tous les débats, sauf
à la Centrale, certes, mais celle-ci doit pas se prendre pour le pivot
du monde canin.
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| Ce
n'est pas pour rien que les questions d'identification
reviennent très souvent dans les débats à propos de
la filière canine. Pour obtenir une réelle traçabilité,
l'identification des animaux ne doit pas prêter le flanc
à la critique. 700000 chiens au Fichier central alors
qu'un million (vraisemblablement plus) naît chaque année,
voilà un filet aux mailles bien larges. Ce n'est sans
doute pas le tatouage qui sera l'instrument de cette
transparence. D'un côté, parce que les pays qui n'avaient
pas jusqu'à une date récente de moyen |
d'identification
des chiens ont adopté la puce électronique. De l'autre,
certaines affaires impliquant des tatoueurs habilités,
par ailleurs éleveurs, revendeurs, voire fournisseurs
de laboratoires, ont jeté un discrédit certain sur les
tatoueurs non-vétérinaires. Lesquels avaient été prévus
à l'origine pour démocratiser l'identification des chiens
(le tatouage est économique et bien des maîtres ne vont
voir le véto qu'en dernière extrémité à l'époque où
le tatouage n'était pas généralisé à toutes les transactions
de chiens). |
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