
(Photo DNA)
Une
camionnette transportant 43 chiots de race dont 28 étaient morts
de déshydratation et un chat, a été interceptée vers 0h30 dans
la nuit de jeudi a vendredi, par la brigade de surveillance
des douanes, à la frontière entre Rheinau (Allemagne) et Gambsheim,
au nord de Strasbourg. Ces petites boules de poils (dalmatiens,
cockers, shi-tzu, caniches, teckels, boxers blancs...) étaient
cachés sous les sièges de la fourgonnette, dans un espace
de 15cm de haut. Les douaniers ont été alertés par des aboiements.
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chauffeur, un acheteur- revendeur d'animaux domestiques de l'Eure âgé
de 34 ans, dont l'identité n'a pas été révelée, a déçlaré qu'il revenait
de Slovaquie où il avait acheté ces animaux entre 700 et 1000F. L'importation
des chiots de moins de trois mois (non vaccinés) est prohibée à titre
absolu, a précisé l'administration des douanes qui poursuit ses investigations
pour déceler d'éventuelles traces de passages antérieurs de ce commerçant.
Celui-ci a été remis en liberté par le parquet de Strasbourg, qui se réserve
le droit d'engager des poursuites en fonction des résultats de l'enquête.
Les quinze chiots et le chat encore vivants ont été confiés dans la nuit
à la société protectrice des animaux de Strasbourg. Ils ont été immédiatement
pris en charge et soignés. Mais, dans la matinée, l'émotion est montée
d'un cran. " La direction des services vétérinaires nous a demandé d'euthanasier
ces chiots " a expliqué le président de la SPA de Strasbourg, Yves Cabel,
" ce à quoi nous nous opposons pour des raisons éthiques. Nous ne sommes
pas un abattoir.
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Dans l'après-midi, la position de la direction des services sanitaires.
qui dépend du ministère de l'Agriculture, n'avait pas changé: 'Pour des
raisons sanitaires majeures, la SPA doit euthanasier ces animaux. S'ils
ne veulent pas, nous passerons par le préfet. C'est la loi ! Nous pouvons
être exposés à des animaux porteurs de la rage. " En fin d'après-midi,
le président de la SPA campait, lui aussi, sur ses positions. Cette affaire
pose, de manière plus large le problème du trafic et de la vente des animaux.
Nous nous battons depuis des années contre les trafics de chiens venant
de l'étranger, achetés à des prix dérisoires et revendus très cher en
France ", explique Marie-Rose Gaasch. de la SPA Strasbourg. Des chiots
de race, tels que ceux retrouvés, sont vendus sur le marché entre 3000F
et 8000F. Selon le président de la SPA Strasbourg il existe en Belgique
en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas des fermes d'élevage intensif de chiens
et de chats de race. Et en France, regrette-t-il, des personnes peu regardantes
sur la morale pour les vendre.
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