|
|
|
Consacré chien des célébrités, des hommes politiques et de nombreux sportifs,
le cocker golden devint rapidement très populaire. Pour répondre à une demande
grandissante, le cocker rouge fut produit de manière industrielle dans certains
pays (Hollande, Belgique, Grande-Bretagne). Ces producteurs de chiens ne
se soucièrent guère de la qualité, ignorant tout de la sélection et provoquant
des alliances dans la plus folle consanguinité. La quantité étant la clé
de l'enrichissement, ils firent reproduire les chiennes dès leurs premières
chaleurs et sans interruption dans des conditions sanitaires souvent déplorables.
Les chiots, séparés de leur "mère-pondeuse" dès l'âge de quatre semaines,
se trouvaient dans l'impossibilité de traverser les phases d'imprégnation
et de socialisation, si importantes pour leur future vie sociale. L'inévitable
se produisit : les cockers rouges, malades tant sur le plan physique que
sur le plan psychique, inondèrent le marché (plusieurs cas ont également
été observés chez le cocker noir). |
|
Un cocker porteur de cette fatale combinaison de gènes se montre agressif
sans aucune prévention . Le plus souvent, c'est un membre de la famille,
un enfant, qui se fait agresser en premier. Le renommé Dr Roger Mugford
constate une forme de schizophrénie canine et un changement d'humeur dramatique.
Aujourd'hui, il craint la même évolution pour le golden retriever, très
en vogue. Dans les années 80, l'engouement pour le cocker s'est apaisé.
Les quelques cockers spaniels rouges que l'on rencontre actuellement sont
principalement vendus par le biais d'animaleries. Même si le marché s'est
assaini depuis (2464 naissances en 1986 par rapport aux 7 354 naissances
en 1975), de nombreux éleveurs estiment qu'il est encore prématuré de relancer
l'élevage du "rouge", les lignées subsistantes étant encore porteuses de
tares héréditaires et sujettes à des problèmes d'agressivité  |