Les limites de la divagation
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On apprend aux cours d'éducation canine à faire marcher son chien à ses côtés sans laisse. On lui apprend également le rappel. On peut ainsi obtenir de son chien qu'il revienne après s'être un peu trop éloigné. Mais à ces cours, on n'apprend pas à faire évaluer à l'animal la distance de cent mètres qui pourrait bien un jour être utile à son maître, les laisses de cette longueur n'étant pas sur le point d'être commercialisées. |
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Le dépassement du seuil des cent mètres peut se révéler fatal pour l'animal s'il est constaté. L'animal n'est alors plus sous la maîtrise de son propriétaire : il est tout bonnement en état de divagation. Celle-ci se trouve donc très facilement constituée. Mais le métrage n'est pas le seul facteur permettant de considérer un chien en état de divagation. Cet état sera en outre caractérisé selon les termes de l'article L211-23 du Code rural pour tout chien qui n'est plus sous la surveillance effective de son maître, qui se trouve hors de portée de voix de celui-ci, hors de portée de tout instrument sonore permettant son rappel ou qui est abandonné et livré à son seul instinct. Tous les propriétaires de chiens ne sont pas concernés. Il existe deux exceptions à ce principe qui ont été édictées avec bon sens. Ainsi, un berger ne saurait demander à son chien de regrouper un troupeau en ne dépassant pas la limite de 100 mètres. La garde d'un troupeau a donc été exclue du champ d'application du texte. De la même manière, un chasseur ne sachant chasser sans son chien ne saurait au surplus chasser avec un chien en laisse. Les actions de chasse ont par conséquent également été mises à part. |
Pas de demi-mesure
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Maître
Céline Peccavy |
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