| L'apparition
des signes cliniques a lieu entre 6 et 24 mois. Il s'agit essentiellement
d'une polyuro-polydypsie (le chien boit et urine beaucoup), d'une perte
de poids, d'une anorexie (perte d'appétit), de vomissements et de diarrhée.
Les animaux ne développant ces signes cliniques que lorsque la maladie est
très avancée, il est utile de pouvoir prédire précocement son occurrence.
Cela permet notamment d'éliminer de la reproduction les animaux atteints.
Lees et coll ont cherché à déterminer les signes les plus précoces dans
deux portées d'ECS. La protéinurie (présence de protéines dans les urines)
est la première anomalie détectée. Elle survient alors que les chiens ont
5 à 8 mois. L'intervalle entre l'apparition de la protéinurie et celle de
l'urémie (fort taux d'urée dans le sang) varie entre 2 et 9 mois. Dans cette
étude, par ailleurs, des biopsies rénales ont été réalisées à 7 reprises.
Toutes étaient utilisables pour un examen en microscopie optique (la plus
classique), mais cette méthode n'a pas permis de porter un diagnostic définitif
de néphropathie familiale. En revanche, l'examen en microscopie électronique
(une technique plus sophistiquée) permet de détecter les lésions glomérulaires
(les glomérules sont des structures rénales qui assurent la filtration pathognomoniques
ce qui veut dire que leur observation permet le diagnostic définitif ).
Les auteurs proposent donc, dans les familles d'ECS à risque, de mesurer
la protéinurie entre 2 et 5 mois, et, en cas d'élévation, de pratiquer une
biopsie rénale pour confirmation du diagnostic. LEES (GE) : Early diagnoses
of familial nephropathy English Cocker Spaniels. FAAGA,34,3,189;1998. |