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VERMIFUGER
ENVERS ET CONTRE TOUS
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Vermifuger correctement au sein d'un élevage ne peut avoir que des retombées positives. Ce simple geste évite de lourdes pertes économiques. En effet, il est souvent difficile de venir à bout d'infestations massives par les parasites intestinaux dans un chenil. En matière de reproduction, la vermifugation réalisée à bon escient est une méthode de lutte efficace contre les maladies néonatales. LES PARASITES LES PLUS FREQUENTS Vers
ronds Vers
plats |
Certains vers pouvant être transmis à l'homme, et notamment aux jeunes enfants, il faut impérativement vermifuger correctement tous les chiens de l'élevage. |
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Avoir un élevage sain implique inévitablement la mise en place d'un protocole de vermifugation bien établi. Les conséquences immédiates des parasitoses intestinales chez le chien peuvent se manifester par des troubles de la croissance, des vomissements, des diarrhées ou des anémies chroniques. Chez le jeune chiot, il n'est pas rare qu'elles entraînent la mort. Dans d'autre cas, chez l'adulte notamment, aucun signe clinique suggérant une parasitose n'est visible, mais les chiens vont excréter des oeufs ou des larves qui vont contaminer les nouveau-nés, beaucoup plus sensibles car n'ayant pas développé d'immunité vis-à-vis du parasite. Mais il ne suffit pas de vermifuger, encore faut-il utiliser un vermifuge adéquat et ce aux périodes optimales. En effet, tous les produits n'agissent pas sur tous les types de vers. De plus, il ne faut pas négliger le risque pour la santé humaine, certains de ces vers pouvant être transmis à l'homme et notamment aux jeunes enfants. LES ASCARIS, LES PLUS PROLIFIQUES Les vers rencontrés chez le chien se classent en deux types, les ronds et les plats. Les vers ronds les plus fréquents dans les chenils sont les ascaris avec un taux d'infestation par ces parasites de près de 60 %. Classiquement rencontrés chez le jeune, ils vont être à l'origine de toux, diarrhée, vomissement, ballonnement, douleur abdominale ou, de façon moins manifeste d'un retard de croissance, voire d'une fragilité osseuse. Ces parasites de couleur blanc nacré et mesurant de 5 à15 cm de long sont très prolifiques : les femelles adultes peuvent pondre jusqu'à 200 000 oeufs par jour ! Ils vivent dans l'intestin du chien où ils vont se nourrir de glucose, acides aminés, vitamines, oligo-éléments et minéraux tels que le calcium et le phosphore, ce qui explique les troubles osseux et les crises d'hypoglycémie observés sur les chiots infestés. Par ailleurs, ils peuvent former des pelotes qui provoquent des obstructions intestinales à l'origine de diarrhée et constipation. L'irritation digestive peut aussi se traduire par une perforation intestinale suivie d'une péritonite rapidement mortelle. Mais il y a d'autres conséquences immédiates de la présence de ces vers dans le tube digestif des chiens. Lorsqu'un chiot de moins de six mois avale des oeufs d'ascaris, ceux-ci libèrent des larves qui traversent la paroi intestinale puis, par la circulation sanguine, arrivent dans les poumons. Une fois dans cet organe, ils remontent le long des bronches et de la trachée, ce qui provoque de la toux. Ils sont ensuite déglutis pour arriver dans les intestins où ils vont devenir des vers adultes et s'accoupler. Mais si le chien a plus de six mois lorsqu'il s'infeste, le cycle est quelque peu différent. Une fois dans les poumons, les larves se disséminent dans tout l'organisme et s'enkystent dans différents organes tout en restant vivantes. S'il s'agit de larves mâles, elles meurent au bout d'un an et ne se réactivent entre-temps que lors d'immunodépression passagère. S'il s'agit de femelles, elles restent vivantes et infestantes pendant plusieurs années. Les larves peuvent sortir de leur hibernation dès qu'il existe une baisse de l'immunité, ce qui est le cas pendant l'oestrus, soit la période féconde des chaleurs, la mise bas et la lactation. Elles peuvent alors contaminer le chiot directement par voie placentaire ou par le colostrum et le lait. Dix jours plus tard, le chiot abrite déjà des adultes dans son intestin, ce qui le rend plus sensible à un certain nombre de maladies néonatales. ATTENTION AUX VAMPIRES ET AUX VERS PLATS D'autres vers ronds se nourrissent de sang au niveau de l'intestin. C'est le cas des trichures, la deuxième parasitose la plus fréquente dans les élevages avec un taux d'infestation de 10 à 40 %. Ces parasites mesurant de 4 à 7 cm de long peuvent infester les chiens à tout âge mais on les retrouve de préférence chez les adultes. Les oeufs sont d'une résistance à toute épreuve, vivant jusqu'à plusieurs années. La terre battue est très favorable au maintien de ces oeufs. Leur action traumatique au niveau intestinal entraîne un amaigrissement, des diarrhées souvent hémorragiques et quelquefois des vomissements. Lorsque le taux d'infestation est très important, il n'est pas rare d'observer des anémies. Le traitement est plus difficile que pour les ascaris et nécessite une administration s'étalant sur plusieurs jours. La troisième parasitose de collectivité est provoquée par les ankylostomes, autres vers ronds se nourrissant de sang dans les intestins. Leur présence est fréquente chez les jeunes chiens. Elle peut se manifester par une atteinte de l'état général, un amaigrissement, une anémie, des troubles digestifs et des symptômes respiratoires ou cutanés. Mais elle peut se traduire tout simplement par une modification de l'aboiement, un saignement nasal ou une perte de flair chez les chiens de chasse. Les oeufs dans le milieu extérieur se transforment en larves résistantes pendant six semaines qui contaminent le chien soit par voie buccale ou en traversant sa peau. Comme pour les ascaris, elles peuvent être transmises aux chiots par le lait de la chienne. Dans la catégorie des vers plats, celui que l'on peut rencontrer dans les élevages est le Dipylidium. Ce ténia parasite l'intestin du chien de façon généralement bénigne. Les symptômes n'apparaissent que lors d'infestations massives et chez certains chiens sensibles. Le chien parasité présente un appétit irrégulier, parfois augmenté, des selles molles ou diarrhéiques. Ces vers, dont la taille va de 15 à 70 cm, sont formés de petits segments qui ont une motricité propre. Ceux-ci peuvent se détacher et être visibles autour de l'anus ou dans les selles sous l'aspect de grains de riz. Le chien va se lécher et mordiller la base de la queue, se frotter l'arrière-train contre le sol suite à l'engorgement des glandes anales. La contamination a lieu suite à l'ingestion de puces infestées par les larves de ce parasite qui deviendront quatre à six semaines plus tard des vers adultes dans l'intestin du chien. C'est à cette période que les symptômes peuvent apparaître. Tant que le chien est porteur de puces infestées par ce parasite, il y a un risque de réinfestation. Pour le limiter, il faut protéger le chien contre ces insectes. Toutefois, si le chenil est infesté par les puces, il est préférable de vermifuger les chiens avec un produit adéquat environ un mois après avoir appliqué le traitement antipuces. RESPECTER LE PROTOCOLE DE VERMIFUGATION Les chiennes doivent être impérativement vermifugées en période de reproduction et de gestation et ce quinze jours avant la mise bas et tous les quinze jours jusqu'au sevrage des chiots. Quant aux chiots, ils doivent être vermifûgés quinze jours après la naissance puis tous les quinze jours jusqu'à l'âge de deux mois, ou dix jours s'il existe un problème sérieux d'ascaridose au sein de l'élevage. Lors d'infestation massive, il est possible de traiter en plusieurs fois en commençant à demi-dose pendant deux jours, puis à dose pleine deux à trois jours plus tard de façon à éliminer tout phénomène allergique. Par la suite, le rythme d'administration est mensuel jusqu'à l'âge de six mois, puis de deux fois par an jusqu'à la fin de la vie du chien. Des traitements supplémentaires doivent être administrés lorsque le chien a été infesté par des puces. Les vermifuges disponibles sur le marché peuvent être présentés sous forme de comprimé, de solution liquide, ou de pâte contenue dans une seringue. Hormis ces considérations de présentation, ils ne contiennent pas tous les mêmes molécules et leur activité peut cibler un ou plusieurs types de vers. Le traitement des ascaris et des ankylostomes ne pose généralement pas de problème Si l'on respecte le protocole. En revanche, celui des trichures est plus problématique, car il nécessite un traitement de plusieurs jours et, tout comme pour le Dypilidium, tous les vermifuges ne sont pas efficaces contre ce type de vers. A noter que les chiens adultes sont souvent parasités par au moins deux types de vers. Dans tous les cas, des problèmes d'amaigrissement généralisé, associés à des troubles digestifs même légers mais chroniques sur des chiens vermifugés, peuvent nécessiter la réalisation d'un examen des selles par un laboratoire afin de vérifier si le vermifuge est bien adapté. Précisons qu'il existe désormais deux produits sous forme de pipettes ou spot-on qui sont tous deux efficaces contre des parasites externes, les ascaris et les ankylostomes ainsi que, pour l'un deux, également contre les trichures. Dans tous les cas, le protocole de vermifugation doit être adapté au type et aux conditions d'élevage. Mais il ne sera efficace que si l'on respecte les règles d'hygiène élémentaire ne pas disperser les selles au jet d'eau, nettoyer régulièrement les sols et brûler les selles émises dans les trois jours qui suivent la vermifugation.
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LA
GARDIOSE, SOUS-ESTIMEE DANS LES ELEVAGES
Il existe des parasites intestinaux autres que des vers qui sont à l'origine d'une parasitose appelée giardiose. Ce sont des petits organismes vivants formés d'une seule cellule et parasitant l'intestin des chiens. Une récente enquête menée auprês d'élevages canins a montré qu'elle pouvait être présente chez plus de 40 % des chiots de moins de six mois |
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Chez le jeune chiot, les parasitoses peuent être mortelles. Il faut donc le vermifuger à deux semaines, puis tous les quinze jours jusqu'à l'âge de deux mois. |
Les larves pouvant sortir de leur hibernation quand la chienne allaite, les chiots risquent d'être contaminés par le colostrurn et le lait.
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